Mission Togo 2018 : on fait le point

La première phase de la Mission Togo 2018 de Terre d’Echanges touche à sa fin. Retour sur les principales actions réalisées au cours de ces deux mois de mission.

Fin du projet d’accès à l’eau à Agotimé-Vakpo

C’était l’objectif majeur de cette mission de début d’année au Togo. Le projet phare d’accès à l’eau dans le village d’Agotimé-Vakpo est aujourd’hui concrétisé. Après la réalisation du forage et la construction d’un château d’eau, en 2017, la dernière étape des travaux consistait à mettre en place des canalisations. Objectif : faciliter un peu plus le quotidien des villageois. C’est chose faite désormais.

A noter que le projet a quelque peu évolué depuis son lancement, en 2012. Alors que le projet initial de Terre d’Echanges consistait à faciliter l’accès à l’eau potable dans le village et à irriguer les terres agricoles, par la réalisation d’un seul et même forage par Terre d’Echanges, l’Etat togolais a, entre temps, réalisé un autre forage, au cœur du village, spécifiquement pour l’accès à l’eau potable (projet pour lequel Terre d’Echanges a, par ailleurs, financé la construction du château d’eau et la mise en place de canalisations).

Bonne nouvelle pour les 600 habitants d’Agotimé-Vakpo donc, qui bénéficient désormais de deux forages. Un premier  dans le village, qui leur donne accès à l’eau potable. Et un second dans les champs, pleinement consacré à l’irrigation des terres agricoles, donc au développement de l’agriculture. Rappelons que l’agriculture est la première source de revenus des villageois.

Lancement de projets agricoles dans deux villages

Un projet se termine, un nouveau projet commence. Après 5 ans de travaux avec Agotimé-Vakpo, Terre d’Echanges souhaite participer au développement du village voisin d’Ekpokope. Pour cela, l’association projette de soutenir la formation agricole mais aussi l’électrification du village, en partenariat avec l’association Electriciens sans frontières (ESF).

Cette mission aura permis à notre équipe de détecter les besoins en matière de formations (culture, élevage, gestion d’une exploitation ou d’une coopérative, etc.). En effet, nous avons pu réaliser une enquête approfondie auprès des coopératives et groupements agricoles constitués. Mais cette mission nous a aussi permis de cibler les besoins et les attentes des villageois en termes d’électrification.

Des projets similaires vont, parallèlement, être menés à Agotimé Vakpo.

Poursuite du projet d’aide au développement de la mécanisation agricole

Lancé en 2016, le projet d’aide au développement de la mécanisation agricole au Togo entre dans une nouvelle phase. Un premier envoi de matériels agricoles est prévu d’ici la fin de l’année. Ce programme de développement passe par la formation professionnelle et le perfectionnement des différents agents. Ainsi que la conception et la fourniture de machines performantes à un coût adapté. Ceci avec l’appui de notre partenaire CAP TOGO (Collectif d’associations œuvrant pour le Togo), et la collaboration d’un certain nombre d’organismes agricoles sur place. Parmi eux figurent notamment le Groupement interprofessionnel des artisans du Togo (Gipato) ou encore le Mouvement alliance paysanne du Togo (Mapto).

Création de TERRE D’ECHANGES SECTION TOGO, succursale togolaise de l’association

Ce sera bientôt officiel. Après plusieurs semaines de démarches administratives, Terre d’Echanges va  prochainement ouvrir sa succursale togolaise. Objectif : assurer une présence permanente sur place et faciliter les démarches administratives et bancaires de Terre d’Echanges au Togo.

« Nous venons deux fois par an au Togo dans le cadre de missions. C’est une chance pour poursuivre nos actions de développement, mais insuffisant pour aller aussi vite que nous le souhaiterions, explique Marie Roland. Ce nouvel établissement nous permettra d’avoir des partenaires qui gèrent les projets que notre association a initiés. Mais cela nous permettra également d’être en communication constante avec nos membres français. »

Les buts et domaines d’intervention que TERRE D’ECHANGES SECTION TOGO s’est fixée restent ainsi les mêmes que ceux de son siège français. A savoir : « Mettre en place des projets de codéveloppement dans les domaines de l’éducation, la santé, l’agriculture et l’artisanat sur le territoire togolais, pour contribuer au développement et à l’amélioration des conditions de vie économiques, sociales et culturelles des populations, tant rurales qu’urbaines, au Togo », poursuit Marie Roland.

La section togolaise est régie par un bureau exécutif, composé d’un président (Komlan Mensanh ROWLAND), un trésorier (Koffi ROWLAND), une secrétaire (Essa Carine BLAVO-TSRI), et trois conseillers (Yaovi Mawulé ATTIGNON, Guy LAPEYRONNIE et Ninon OYEWALE CORNUAU).

Recrutement d’un animateur de zones rurales

C’est l’autre nouveauté de ce début d’année pour Terre d’Echanges. L’équipe de notre succursale togolaise s’agrandit un peu plus après le recrutement d’un salarié, en la personne de Matthias YIBORCOOH. De formation ingénieur agronome, il sera chargé d’encadrer, former et suivre les producteurs et transformateurs organisés dans les villages d’Ekpokope et Agotimé Vakpo. Et de lancer les premières expérimentations agricoles sur la ferme de Terre d’Echanges.

Terre d'Echanges

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Terre d'Echanges, association de solidarité internationale reconnue d'intérêt général, favorise le vivre-ensemble à Poitiers et encourage le développement au Togo.